01 novembre 2007
Bout de vie

"Clic".
Je connais ce bruit. C'est celui de mon réveil. Dans quelques secondes, le moteur du lecteur CD va se mettre doucement à siffler. Puis, de la musique va arriver. En plein milieu de nul part. En plein milieu de mon rêve. En plein milieu de cet instant perdu... Et puis, si j'ai pas envie de me lever, hein, d'abord. Y se passe quoi ? Je me rendors...
" I brought you something close to me,
Left for something you see though your here.
You haunt my dreams
There's nothing to do but believe,
Just Believe.
Just Breathe.
Another day, juste believe,
Another day, just breathe."
La voix féminime de telepopmusik me ramène la réalité. Sur cet air d'électro entraînant, j'ouvre les yeux. Le réveil affiche huit heures pile . Je ne suis pas vraiment quelqu'un de ponctuel, mais la logique veut que quand on
a cours à huit heures alors qu'il y a une heure de transport en commun, bin à
huit heures on est en retard quand on est dans son lit. Si, si. Fichtre. Ce qui veux dire que je suis officiellement en retard. Et merde.
Si se lever représente déjà un réel défi pour celui qui aime bien dormir, se laver et trouver des fringues en est un autre tout aussi difficile. Tiens, une loi de murphy qui me vient par la tête : "c'est quand on est en retard, que toutes les fringues sont sales". Au bout de dix minutes à errer à la recherche d'un teeshirt ou d'une chemise épargnée par le marquage territorial du chat, je commence à m'énerver. Beuh, je vais quand même pas y aller à poil. Journée de m... Quand soudain :
"Toc Toc".
Diantre, c'est la porte. Enfin, il me semble. J'ouvre la porte en grognant :
- " Gnaaa?"
- "Bonjour, un colis pour vous ".
- "Gnaameu'ci".
Je signe un machin et ouvre le colis. Et là, surprise, un teeshirt tout neuf. Tout propre, qui sent bon et tout.
J'avais oublié, j'avais commandé ce teeshirt du groupe "Archive" en cours de droit la semaine dernière. Mouhaha. Quelque chose me dit que cette journée commence bien :)
Faut que je trouve une moralité... Mmm. Oui, ça me revient :
"L'oubli est la condition indispensable de la mémoire"
(Alfred Jarry)
En prime, un petit morceau de piano. Comme ça. Gratuit en plus. C'est fou.
La jeune fille de la mer - Vangelis
17 octobre 2007
Souvenir

Parfois, il arrive que l'on retombe sur des vieux trucs. Une vieille photo, un vieux dessin, un vieux bout de papier, un souvenir du passé qui ressurgit de nul part, simplement rappellé par une relique égarée. Et comme tout le monde, cela m'arrive aussi.
Par contre, ce qui est plus rare (en tout cas pour moi), c'est de tomber nez à nez avec un vieux gribouilli, abandonné dans un vieux cahier des textes datant du collège. Ce qui est encore plus rare, c'est quand ce gribouilli n'est autre qu'une partition, dessinée de mes mains de préadolescent.
Une partition, c'est comme un livre, cela raconte une histoire. Or, celle-ci raconte la mienne. A travers cette trentaine de notes écrites au feutre noir, je revois encore la douce et jeune fille qui me faisais accélerer le battement de mon coeur, juste par sa présence. Comme tous les amours d'enfance, c'est une histoire sans queue ni tête, mais celle-ci est particulière.
En effet, il se trouve qu'il s'agissait de ma première amoureuse. Mais en fait elle ne l'a jamais su. Et oui, à l'époque pour moi, j'étais loin de penser qu'une fille, pouvait aimer une fille. Lorsque je m'en suis rendu compte par moi même, j'ai écrit mon tout premier morceau. D'accord, il est très simple, mais j'étais jeune, et finalement avec le recul, je me dis que c'était pas mal pour un débutant en musique. Je l'avais écrit en pensant à elle, je n'ai pas pu résister à vous le jouer.
A Marion, la fille qui aimait les filles.
Petit air
envoyé par littlejuice


